La Doume, monnaie du Puy-de-Dôme, lancée ce samedi 17 janvier 2015 !

     Ainsi une nouvelle monnaie locale apparaît, encore ! Peut-être ne le saviez-vous pas, mais il semblerait qu’une nouvelle tendance surfe au sein du monde économique et politique des petites localités. Après la Pêche, monnaie locale de Montreuil lancée en 2013, ce sera au tour de Nantes et du pays Basque courant 2015 avec la SoNantes et l’Eusko de créer leur propres monnaies !


Dans notre monde globalisé, ces initiatives sont-elles pertinentes ? Pourquoi des maires, tel que notre ancien premier ministre Mr Jean-Marc Ayrault (papa de la SoNantes) éprouvent-ils le besoin d’offrir une nouvelle forme de paiement ? 

Tandis que la zone Euro ne cesse de s’élargir, et que la majorité des économistes clament que le salut de l’Europe passe par son alliance contre le reste du monde; certains responsables de régions lancent un message d’opposition. L’irresponsabilité est le premier mot qui peut venir à l’esprit. Il est temps qu’une réalité s’ancre une fois pour toutes dans nos esprits, l’économie ne fera pas machine arrière. Nous devons faire face aux pays émergents, et ceux déjà émergés. Il ne devrait donc plus être question de se retrancher dans sa région et de ne commercer qu’avec son voisin. 

     Mais peut-être que ces monnaies locales sont plus que cela ? Plus qu’une preuve du refus de la globalisation, ces monnaies prennent justement en compte la difficulté que trouvent beaucoup d’entrepreneurs à s’insérer dans le marché. Ces monnaies permettent aussi d’avantager les échanges locaux, ainsi de créer de l’emploi dans leurs régions d’implantation,et de réduire par ailleurs l’empreinte écologique. Elles combattent la spéculation et les paradis fiscaux, ce qui ne peut laisser indifférent celui au fait de l’actualité. Mais ce qui a pu attiré encore notre attention à Develop, c’est le partenariat qu’a établie l ‘association responsable de cette  toute nouvelle monnaie qu’est la Doume. 

En effet, les euros reçus par l’association, en échange de la monnaie locale, seront placés sur un compte à la Nouvelle économie fraternelle, une banque «militante et éthique», et pourront financer, à terme, des projets de micro-crédit.

Or, s’il est, certes temps de réaliser que notre économie s’inscrit définitivement dans un monde globalisé, il est encore plus urgent de repenser nos valeurs sociales.

La monnaie locale alors ne doit pas être un folklore, une pièce souvenir de nos voyages, mais une arme économique, une piqure, comme un rappel que l’on peut toujours agir autrement, que des solutions pour améliorer notre économie sont recherchées et peuvent aboutir. Grâce à la solidarité de toute une région qui repense le commerce, certains désagréments de la mondialisation disparaissent, ainsi la rendent vivable, ce à quoi doit faire tendre l’économie.

Maïwenn Essioux